La VIPlaylist #7 Sébastien Tellier

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Sébastien Tellier est l’un des artistes que j’admire le plus, je crois qu’on peut même parler d’idole. Je vous laisse imaginer ma joie quand Maxime m’a annoncé qu’il avait décroché une interview du maître à bord du voilier Villa Schweppes où il se produisait le soir même pour un concert privé.

Cette rencontre a été magique et le cadre était complètement fou, je n’aurais pas pu rêver mieux. Sébastien Tellier est tel que je l’imaginais : grand (par la taille mais pas que), accessible, doux, très posé et d’une rare intelligence. Ce soir là à Cannes, je pense que j’étais de loin la plus heureuse.

J’espère sincèrement que cet article vous plaira et je vous invite vivement à découvrir le nouvel album de Sébastien Tellier « L’Aventura » qui sort lundi prochain, c’est une pure merveille !

Merci mille fois à Sebastien TellierRecords Makers, Maison BarclayVilla Schweppes et Mélissa Phulpin.

Maxime : Bravo pour ton dernier album, j’ai adoré. Je t’avoue que j’avais moins aimé Confession, mais celui ci est vraiment excellent, je trouve que l’on te retrouve vraiment…

Ca me fait plaisir d’entendre ça, c’est sympa (il rit).

On va commencer par des questions « keuloo ». On te connait surtout pour ton côté chic, costards, et j’aimerais savoir quel rapport tu entretiens avec la mode et les vêtements ?

J’aime beaucoup la mode et les vêtements. On peut dire que le vêtement est une façon d’exprimer qui on est donc pour moi qui suis exibitioniste de l’âme, en tant que chanteur, le vêtement fait parti de tout ça. J’aimerais qu’en me regardant, les gens puissent comprendre qui je suis. C’est dans ce sens là que j’aime la mode, elle permet de s’exprimer tout simplement. J’adore les matières, j’adore tout ce qui est doux, soyeux, les transparences, j’aime tout ça… Ma femme aussi adore les vêtements, j’aime faire les boutiques avec elle, c’est pas quelque chose qui m’embête, j’y vais de bon coeur, je touche à tout, je regarde tout.

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Quelles sont les boutiques que tu aimes faire avec ta femme ?

Dans ma période nouveau riche, j’ai adoré Roberto Cavalli parce qu’il faisait des trucs qui avaient la justesse de la vulgarité. Il y a plein de façon d’être vulgaire, lui a une façon très particulière de l’être que j’adorais. J’allais tout le temps m’acheter les trucs Cavalli les plus chers possible, nouveau riche quoi ! Le mec qui commence à gagner de l’argent… Donc j’étais toujours fourré rue du Faubourg Saint Honoré, en plus j’habitais pas loin à l’époque. Je vivais dans cette sphère là. Maintenant ça a complètement changé, je fais faire mes vêtements moi même, soit du sur-mesure, soit des copies de vêtement que j’aime beaucoup. J’adore la reproduction de vêtements, en légèrement customisés ce qui fait que je vais tout bêtement acheter du tissus au marché St Pierre à Paris dans le 18ème et puis après je vais dans les petites rues à côté et je vais voir le couturier qui me propose les prix les moins chers et je lui fais faire. J’achète aussi beaucoup d’occasion, comme mes bottes aujourd’hui. J’aime bien faire un mix de tout ça, l’occasion de faire faire mes propres vêtements permet de créer un truc unique, tandis que glaner les trucs dans les grandes boutiques que tout le monde connait. Finalement dans n’importe quel hôtel 4 étoiles on va croiser 15 mecs qui ont le même vêtement, ça n’a aucun intérêt.

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Mais c’est marrant parce que tu as un certain paradoxe entre la barbe qui te cache, en tout cas on a l’impression que tu te caches derrière cette barbe et tes cheveux, et un look qui parfois est un peu extravagant.

Oui,  l’excentricité est une cachette. Je dis pas que c’est super excentrique d’avoir une barbe, c’est pas non plus la « foly », mais disons que si j’ai pu m’habiller de façon parfois un petit peu… fofolle, ça me sert de cachette, le vrai moi est bien tranquille derrière, caché. C’est ça qui est formidable dans la barbe, on n’a pas à se demander quelle tête on est en train de faire, on a toujours la même tête sur toutes les photos, ce côté pratique est vraiment bien. Pour moi les gens bien rasés m’évoquent des bonhommes en plastique, des gens qui auraient été martirisés par la société. La barbe exprime une sorte de liberté par rapport au monde, une forme de quiétude.

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C’est quoi pour toi le chic à la française ? Si tu devais l’expliquer à un Américain par exemple ?

Disons que le chic à la française déjà, c’est pas porter des chaussures d’américain Un américain peut être très bien habillé, un très beau costume, etc, mais il y a toujours le problème de la chaussure (il sourit). Le français n’a pas ce problème, le français est quand même relativement bien chaussé, c’est comme l’italien. Et je dirais que la classe à la française c’est quand même une certaine idée de la pureté, il faut quand même que ça évoque une idée d’âme pure. C’est ça la classe à la française, tandis que par exemple la classe italienne exprime un esprit baroque, un coeur baroque. La classe française tire plus haut vers quelque chose de plus en plus pur.

Et une Chic Fille ?

La Chic Fille, c’est une fille qui a un train d’avance sur toutes les autres. Pour moi, la fille qui s’habille bien, c’est celle qui s’habille comme toutes autres vont s’habiller, mais 4 ans avant.

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On va discuter un peu musique… ça fait un moment que j’écoute tes albums et que je tente de te cerner. Sur l’incroyable vérité, on te sent torturé, Politics tu vas vers quelque chose de moins torturé mais tu l’es encore, Sexuality tu t’ouvres sur l’amour, la sexualité. My God is Blue, tu prend une certaine assurance, et L’Aventura, on te sent en ambiance « tranquilou », tu as un peu toute cette vie dernière toi… Et je voudrais savoir comment tu te sens aujourd’hui, et derrière ce passé un peu chaotique mais magnifique, comment tu vas vers la lumière ?

Déjà ça va de mieux en mieux… J’arrive avec le temps et l’expérience à être heureux. Ca prend beaucoup de temps de comprendre comment il faut faire pour être heureux. Il faut savoir qui on est, ça prend pas mal de disque aussi à savoir quel musicien on est, quelle est sa place. Tout d’un coup on fait un disque, c’est un miroir, on se dit « c’est ça la musique que je fais ». Avant un vrai disque, on ne sait pas quelle musique on fait, on le découvre avec de vrais musiciens, un vrai studio. Une fois qu’on le fait, on se dit « c’est ça que je fais, c’est ça que je suis, voilà le tableau final ». Moi j’ai mis beaucoup de temps pour m’adapter à ça. Aujourd’hui avec l’Aventura, j’ai enfin trouvé qui j’étais, j’ai enfin compris ce que j’aimais, ce que j’aimais pas, tout simplement. J’ai 39 ans, ça m’a pris presque 40 ans à comprendre des choses aussi simple que : j’aime la douceur plutôt que l’hystérie. Avant, j’étais un fan d’hystérie mais je faisais de la musique hyper lente (il se marre) je n’avais pas prise sur la réalité. Maintenant je suis vraiment en accord avec ma musique, et c’est ça qui compte. Je suis à la fois un artiste, mais aussi un mec complètement normal. Ma musique est tellement importante dans ma vie qu’il faut que je trouve une balance, des thèmes, un ton qui soit en accord avec ma vie pour que je puisse être vraiment… Pleinement heureux.

(Il interpelle Ferréol de Record Makers) « Tu peux aller me chercher une cannette de Schweppes ? »

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Tu as l’impression que c’est ce que tu vis et ressens au quotidien qui modèle ta musique, ou alors quand tu veux faire un album, ton imagination crée un album, un concept ?

Un album, c’est une façon de dévoiler mon âme, évidemment, mais aussi de raconter mon parcours intellectuel, comme les choses auquelles on pense avant de s’endormir quand on est seul avec soi même… (Ferréol lui apporte une cannette de Schweppes) « Ah merci… Merci Beaucoup… » – « T’es au Schweppes didon… » – « Ouais, faut que j’assure… Qu’est ce que je te disais déjà ? Ah oui… »

Je raconte surtout mon parcours intellectuel. C’est un parcours assez normal. Premier album, c’est la famille. Moi j’étais à l’âge, un petit peu après 18 ans, ou on se sépare de sa famille, on habite seul. Après, j’ai essayé de m’ouvrir au monde, de comprendre le monde extérieur : c’est la Politique. Comment s’organise le monde, comment fonctionnent les gens. Une fois que tu découvres le monde, tu sais comment t’y prendre donc tu baises : Sexuality. Là tu planes, t’as tout ce que tu veux, c’est le début de la vie chanmé, donc il faut que tu te raccroches à quelque chose de plus irréaliste. Le réel devient agréable, donc pour continuer à rêver il faut s’inventer des trucs : Dieu. Une fois que t’as fait le tour de tout, tu deviens un adulte, et tu te dis « bon qu’est ce qui est important, à part être cool ? Et… se la sentir à la fraiche ? ».

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C’est ça, on a l’impression que tu pars de quelque chose de très sombre, notamment…

L’hôpital…

Oui voila, et puis tu t’éveilles vers quelque chose de plus lumineux, My God is Blue, comme une montée d’adrénaline d’un personnage bi-polaire, je dis pas que tu l’es hein !

Je le suis… C’est très amusant, je suis bi-polaire mais j’ai jamais été aussi humble dans ma vie perso, psychologiquement, que pendant My God is Blue. Dans ma vie normale, j’avais vraiment les pieds sur terre, tout se passait bien, j’avais une vie digne, pour ainsi dire (rires). Mais effectivement, j’étais plus dans le rôle d’un mec complètement parti, mais parler de Dieu, c’est un sujet tellement chiant… Je me souviens les cours de cathéchisme quand j’étais ado, c’était l’enfer ! Il fallait apporter un peu de fun et de vice à tout ça, ça apporte du glamour, il fallait que je la joue comme ça, c’était ma pulsion du moment. Beaucoup de gens, même des amis proches, ont cru que je devenais fou, mais je pense que c’était simplement bien orchestré.

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Ton côté bipolaire, on le ressent notamment dans le paradoxe entre « L’Incroyable Vérité », très sombre, puis « My God is Blue », très sûr de soi, presque egotrip. Ce que j’aime beaucoup dans l’Aventura, c’est que tu t’arranges avec ça, tu intègres ces deux choses dans l’album, ça crée un équilibre dans ton dé-équilibre, c’est très agréable.

C’est aussi le fruit d’une thérapie. J’adore faire une thérapie, je trouve ça fantastique. Pour moi, les grands aventuriers ne sont pas forcément ceux qui ont découvert de grands continents, mais ceux qui vivent l’Aventure Intérieure, l’aventure de leur vérité, tout simplement, comme Gainsbourg, Antonin Artaud, Van Gogh. Ces mecs sont devenus mes Dieux, je les ai mis tout de suite sur un piédestal dès très jeune. J’ai tout simplement fait comme mes pères, comme mes maîtres. J’aime bien cette espèce d’aventure intérieur, raconter ça en musique. Parfois on croit que c’est une conclusion,mais ça n’est qu’un rebondissement, un peu comme cela se passe dans la tête.

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Tu as une belle façon de parler de l’enfance, de la nostalgie. À l’aube de tes 40 ans, tu as peur, ou hâte de grandir ?

J’ai hâte de grandir. Quand on fait de la musique, on finit par être obsédé par le rêve, on finit par tout confondre. On a le droit de faire tout ce qu’on veux, t’as le droit de fumer dans un endroit ou t’as pas le droit de fumer, on t’emmène faire un tour en bateau , etc. Tu peux vraiment, si tu le souhaites en tout cas et si tu te laisses aller là dedans, vivre comme un enfant. À 25 ans, quand j’ai sorti mon premier disque, j’étais encore un enfant dans ma tête. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre qu’il fallait que je devienne vraiment un homme, que c’était urgent. C’est pour ça que j’ai fait la chanson qui s’appelle « L’Adulte », c’était une façon de dire aurevoir à tous les dessins animés que j’aimais. Il fallait que je passe à autre chose, que je devienne tout simplement… Un vrai mec.

On va passer sur quelque chose de plus terre à terre : Question maison ! Es-tu casanier, ou aimes-tu sortir ?

Je suis très casanier. On m’a toujours mis dans la case « Parisianiste », le mec qui adore la nuit.

Je t’ai jamais vu comme ça…

Ah bon ? Merci ! Moi j’adore rester à la maison, je trouve ça formidable. Le signe des clefs du bonheur, c’est d’être le roi de son propre royaume. C’est ça qui fait qu’on est bien chez soi, on fait comme on veut, on pose les objets là où on veut, on débarrasse pas si on a pas envie de débarrasser, c’est ça qui est formidable. c’est pour ça que moi j’adore la maison, c’est l’espace ou j’ai le plus de libertés.

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Chez toi, tu poses le costume et tu t’habilles en « habits de maison » ?

J’essaye d’être Chic à la maison tout en étant confort. J’adore le jogging classe, Castelbajac, ça me va parfaitement. C’est ce que je met pour rester à la maison ou prendre l’avion. Il faut rester un peu Chic à la maison, pour que ceux avec qui on vit continue à nous aimer. L’apparence est une grande partie de la séduction. Passer la journée en caleçon, oui mais non.

Un objet fétiche que tu as chez toi, que tu apprécies particulièrement ?

Je crois que l’objet préféré que j’ai chez moi, c’est une batte de baseball en acier. C’est une batte de baseball qui a été créée par un artiste d’art contemporain qui s’appelle Xavier Veilhan. Il l’a fait spécialement pour moi, pour me faire plaisir. Elle est magnifique, entièrement chromée, c’est juste marqué « Sébastien » avec son écriture. Ce que j’aime chez Xavier Veilhan, c’est qu’il peut faire n’importe quel type objet, un lion ou un carrosse, il y aura toujours la pureté française dont on parlait tout à l’heure. Une façon d’exprimer la pureté qui est archi puissante. Cette batte est très pure, elle exprime tout sauf la violence d’une batte, ou la bêtise du sport en général, même si j’aime beaucoup le sport.

La VIPlaylist de Sébastien Tellier

Pour finir, si tu peux nous parler de quelques morceaux que tu écoutes en ce moment, qui t’inspirent ou te font du bien ?

En ce moment j’écoute beaucoup Arthur Verocai, qui a arrangé les violons de mon disque. Il n’a fait qu’un seul disque qui s’appelle Arthur Verocai. Je l’écoute en boucle, pour moi c’est un condensé de musique brésilienne, mais qui ne fait pas patchwork, c’est assez fabuleux.

« Karma Chameleon » de Culture Club. ça j’adore, c’est frais c’est dansant, on peut l’écouter à l’infini on ne s’en lasse jamais, c’est tellement bien produit, la composition est tellement léchée… C’est vraiment un bijoux.

Ancora tu de Luccio baptisti, pour moi c’est un grand classique. C’est pareil, c’est une chanson dont je me lasse pas, quand je l’écoute je suis en Italie tout simplement, c’est con mais j’adore.

Denis Wilson « River Song ». Alors ça, j’adore parce que c’est la plus belle intro d’album que j’ai jamais entendu, c’est comme ça que j’aimerais commencer tous mes disques.

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17 commentaires sur “La VIPlaylist #7 Sébastien Tellier

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  2. Très sympa cette interview ! J’avoue j’écoute très peu de musique mais là, cette interview m’a donné envie d’aller écouter son dernier album ! Well done Maxime et Zoé

  3. Quand je qualifiais ton séjour d’idyllique, je n’avais vraiment pas tort :p

    Depuis son passage à l’Eurovision, j’ai de la sympathie pour ce mec. Ces derniers mois, mon frère m’a fait découvrir quelques morceaux que je ne connaissais pas, et j’avoue être tombée littéralement amoureuse de certains (Russian Attractions ou My God Is Blue, pour ne citer qu’eux). Du coup, Tellier est entré dans mon cercle très très fermé des chanteurs français vivants que j’adule.
    Je suis donc ultra contente pour toi, rencontrer son idole est une chose incroyable, et avoir le privilège de l’interviewer, encore plus :) D’ailleurs, ton itw est pertinente, elle reflète bien le personnage, et me donne envie d’en savoir encore plus sur lui !
    Congrats ;)

    Bises.

    PS : Pour répondre à ta réponse à mon commentaire sur ton article précédent, tout va bien pour moi. Je reprends doucement mon blog après une fin de Licence intense. En tous cas, ce serait sympa de se revoir un de ces 4 :)

  4. Un artiste complexe et qui ne ressemble à aucun autre. Si je ne suis pas fan de sa musique, son authenticité me plait.
    C’est drôle comme la musique est quelque chose de très subjectif et de très perso. Qu’est ce qui fait qu’on va adoré certains morceaux, être indifférents à d’autres.
    Quoiqu’il en soit, un bien joli article.
    Des bibis!

  5. Yeeees!
    Géniale cette petite interview! Perso j’aurais eu une trouille bleue, alors que bon, il n’y a pas de quoi apparemment!
    Sympas ce genre d’articles, ça change ;)
    Bonne continuation!

  6. je suis largué sur ce qu’il fait depuis un moment (car justement on n’en parle plus que comme phénomène de foire t’as vu il est cool car looké etc. au bout du moment ça réduite un peu l’angle d’attaque. Mais bref je me disais juste qu’il a du abuser de certaines choses pour pouvoir sortir une énormité de type : « c’est tellement bien produit » concernant la chanson de Culture Club. Que la chanson soit fraîche et cool, pourquoi pas. Mais bien produite…. bon … comment dire …. ;-)

  7. Merci à vous de partager ce moment exceptionnel, tout est tracé le côté intimiste de cette rencontre, l’éclectisme de l’échange et la transparence de l’Artiste dans ses propos (un charme du propos à tomber!). Encore merci et rien d’étonnant que ce souvenir t’ai imprimé le coeur Zoé ça s’entend en lisant les échanges…

  8. Sébastien Tellier !
    Je le suis depuis presque 10 ans, et à part son avant dernier, je n’ai jamais été déçu par un de ses album
    J’ai hâte d’aller découvrir celui ci !
    Merci Zoé & Maxime
    Franck

  9. Très belle interview! J’adore cet artiste et c’est un réel bonheur de le retrouver ici.

    Tu es une sacrée veinarde, Zoé ^^

    A bientôt.
    BulledeChat

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